choisir comme ville favorite
info régionale
19 décembre 2013 à 18:23

Décider la circulation alternée, c'est déjà possible en Ile-de-France

Décider la circulation alternée en cas de pics de pollution est en théorie possible depuis plus de deux ans dans toute l'Ile-de-France, a annoncé à l'AFP l'élu écologiste Christophe Najdovski jeudi, alors que le gouvernement veut réactiver ce principe au niveau national.

Selon le texte d'un arrêté -consultable en ligne- signé le 27 octobre 2011 par les neuf préfets en fonction sur le territoire de la région, chacun d'entre eux, sur sa zone de compétence, peut mettre en oeuvre la circulation alternée "en cas de risque de dépassement des seuils d'alerte de dioxyde d'azote ou de PM10 (particules, ndlr) pendant deux journées consécutives ou risque de dépassement du troisième seuil d'alerte relatif à l'ozone".

Logiquement donc, la mesure aurait pu être appliquée la semaine dernière à Paris et en banlieue lors de l'épisode de forte pollution aux particules qui s'est étalé sur plusieurs jours.

"Je n'ai vu aucune demande en ce sens de la mairie de Paris", a dit M. Najdovski, chef de file des écologistes parisiens pour les municipales.

Selon lui, le pouvoir politique, gouvernement ou mairie de Paris, a la responsabilité de solliciter le préfet de police (compétent depuis 2009 sur Paris et les trois départements de petite couronne) "qui met en oeuvre les dispositions de cet arrêté".

Parmi ces dispositions figurent aussi des mesures de réduction de vitesse, l'immobilisation des véhicules d'administrations publiques les plus anciens, la restriction du transit des poids lourds ou encore la gratuité des transports en commun de voyageurs.

Mercredi, à l'occasion d'un Comité interministériel sur la qualité de l'air (CIQA), le gouvernement a proposé d'étendre en 2014 la possibilité de la circulation alternée aux épisodes de pollution aux particules fines et aux oxydes d'azote.

Le ministère de l'Ecologie a souligné que le système, testé une seule fois en 1997, était jusqu'alors réservé aux pics de pollution à l'ozone.

"En fait Philippe Martin (le ministre de l'Ecologie, ndlr) n'a sans doute annoncé qu'une extension de ce qui existait en Ile-de-France", a dit Christophe Najdovski.

En tout cas, si un tel épisode de pollution aux particules se reproduit "on peut dès demain agir, on a déjà l'arsenal réglementaire", a-t-il ajouté.

Visiblement l'existence de cet arrêté inter-préfectoral, consultable sur le site de l'association Airparif, avait échappé à tous les politiques, écologistes y compris, la semaine dernière. Sur fond de campagne pour les élections municipales, la polémique déclenchée par le pic de pollution s'était concentrée quasi exclusivement sur l'importance du diesel en France.

à lire aussi dans l'actu

actu sports

en régions

plan de site de en ville Créteil
Alsace Aquitaine Auvergne Bourgogne Bretagne Centre Champagne-Ardenne Corse Franche-Comté IIe-de-France Languedoc-Roussillon Limousin Lorraine Midi-Pyrénées Nord-Pas-de-Calais Basse-Normandie Haute-Normandie Pays de la Loire Picardie Poitou-Charentes Provence-Alpes-Côte d Azur Rhône-Alpes